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Diffusion 23.04.2022

– Le renforcement de la participation de la Suisse à l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (FRONTEX) sera soumis au peuple le 15 mai prochain. Ce dossier mobilise de nombreuses ONG qui dénoncent plusieurs violations des droits humains de la part de cet organisme.

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Fondée en 2004, l’agence FRONTEX est financée par le budget de l’Union européenne et par les contributions des pays associés à l’espace Schengen.

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Pour rappel, les chambres fédérales avaient décidé, à une courte majorité, d’augmenter le budget alloué de 24 à 61 millions jusqu’en 2027 pour consolider les frontières de l’espace Schengen dont la Suisse fait partie. Cette décision a ensuite fait l’objet d’un référendum soutenu notamment par le théologien et éthicien Pierre Bühler qui ne condamne pas l’existence d’une telle agence, mais souhaite qu’elle soit soumise à certaines règles.

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Une des questions qui fait débat est que FRONTEX traite avec des partenaires hors Europe et les rémunère pour cela. Le cas le plus tragique concerne la Libye où les migrants qui tentent de traverser la Méditerranée sont refoulés dans des camps où ils subissent violences et sévices. De plus, le futur développement de l’agence n’empêchera pas les morts tragiques en mer qui restent encore aujourd’hui d’une actualité tragique. L’agence préfère en effet investir dans des drones et des avions pour assurer une surveillance accrue en refoulant les migrants vers des pays hors Europe ou en pratiquant une politique de non-intervention en cas de naufrage.

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